Un mois, un garage, par le CESCQUAL

Le Central Garage, agent Citroën à Nyons

Un peu avant 1923, au coeur de la Drôme provençale, M Gardette ouvre à Nyons le "Central garage".

A droite on voit déjà la plaque émaillée de "stock Citroën".

Il devient à une époque "Aubert et Gardette", car Elie Aubert, vendeur de Delahaye, a rejoint l'affaire.

Ensuite en 1932 j'en retrouve la trace en tant qu'agent Citroën dans la "traversée des villes", avec deux adresses:

le magasin d'exposition, place du champ de Mars (aujourd'hui place de la libération), et l'atelier, avenue Paul Laurens.

Ensuite les années passent.

Avenue Paul Laurens, Monod reprend l'affaire.

Et aujourd'hui le garage Monod (Jean-Noël) est toujours au 8 avenue Paul Laurens, et entretient aussi bien les Citroën récentes que les anciennes.

Cela force le respect.

L'emplacement de ce garage Citroën unique en son genre est exactement ici:

https://maps.app.goo.gl/3Sw5QAZoGckbJsb38

On a l'impression au départ que c'est un établissement modeste, mais pas du tout, il y a tout un atelier en longueur derrière

Et de l'autre côté, sur cette place de la République qui lui sert de parking, il y a une autre entrée pour l'atelier, et quelques trésors en pleine rue!

On découvre ainsi dans Streetview, au fil des années, une traction, une 604, une 2cv, ou la dépanneuse historique du garage de Nyons. Voici le lien pour visiter cette arrière-cour.

En 2025, Aguttes a vendu cette plaque, je l'ai signalée au Central Garage mais je ne sais pas s'ils ont pu ou voulu l'acquérir.

 

 

Enfin j'ai trouvé sur internet ce témoignage de Denis Monod – Nyons (cf. Société d’Études Nyonsaises, revue « Terre d’Eygues » n°33 - 1er semestre 2004)

«En 1944, la dernière année de la guerre, des Juifs forains qui ne pouvaient utiliser leurs voitures faute de carburant, les abritaient dans notre garage (garage Citroën – avenue Paul Laurens). Certains d’entre eux prévenus d’une menace de rafle de la part de la Gestapo, n’osaient pas rentrer chez eux et passaient la nuit dans ce garage. Mon père, avec sa traction à gazogène, a conduit plusieurs Juifs chez des cultivateurs, surtout dans la vallée de Sainte-Jalle. Tous les mois et demi, il les changeait d’endroit pour éviter qu’ils ne soient repérés. Je pense que cela a permis d’en sauver plusieurs.»